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Relation de communication

 

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Structure de l'oeuvre

Etude des personnages

Relation de communication

Biographie


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Née à Dakar en 1929, de parents sénégalais.
- mon grand-père parternel est sarakholé ( Bakel )
Il fut interprête à Saint-Louis, puis à Dakar où il est mort.
Mon père fut un payeur du Cadre Général des Trésoreries de l'A.O.F. Homme polititique, il fut le Premier Ministre de la Santé de la loi Cadre.
- Mère décédée très tôt: ne la connait que par des photographies.
- Elevée par mes grands parents maternels. Eus la chance de fréquenter l'école française ( actuelle école Berthe Maubert de l'avenue Albert Sarraut ) grâce à la persévérance de mon père, qui, à chacun de ses congés, priait mes grands parents de lui accorder cette faveur.
- Parallèlement à lécole française, je continuais mes études coraniques pendant les vacances chez feu Amadou Lamine Diène situé alors à la route de Bel Air. Feu Amadou Lamine Diène était devenu Iman de la Grande Mosquée de Dakar. J'eus comme répétiteur l'actuel Imam El-hadj Mawdo Sylla.
L'école ne me dispensa point des tâches domestiques réservées aux aux fillettes. J'eus mes "tours" de cuisine et de vaisselle.
Avec la hantise de ce que "l'avenir apporte" on m'apprit à faire mon linge moi-même. On m'apprit à manier le pilon.
Notre maison familiale ( existe toujours, c'est le n° 5 de la rue Armand Angrand avant route de l'Abattoir, car cette route menait aux Abattoirs municipaux, face à la mer ) est une concession à l'antique, mais avec des bâtiments: quatre qui entourent une vaste cour, avec au centre, une mosquée qui attire toujours du monde aux heures de prières. Dans notre cour, trainaient à la longueur de journée aveugles, et éclopés, que grand-pére nourrissait.
Vie collective avec cousins et cousines, tantes, oncles et leurs maris et épouses.
- Je fus la première à changer de voie. Depuis, des cousins et cousines ont suivi mes traces.
Deux influences sur le plan scolaire
Ecole des filles
Au CM2, madame Berthe Maubert, avec ses cours suplémentaires pour le rayonnement de son école au C.E.P.E m'a enseignée, d'une façon indélibile, les régles grammaticales qui régissent l'orthographe. J'entends jusqu'à ce jour la résonnance de sa voix.
Un an après le C.E.P.E, j'eus la joie de "sortir" première de l'AOF au concours d'entrée à l'Ecole Normale de Jeunes Filles de Rufisque en 1941.
Mon père absent ( Niamey ), madame Berthe Maubert dut vaincre seule la résistance familiale qui trouvait suffisante mes "allées et venues dans ce chemin qui ne menait nulle part"
Ecole Normale de Rufisque
J'y trouvais madame Germaine Le Golf qui m'a apprit moi-même, comme le dit Annette. Femme intelligente qui avait la vocation - Femme de coeur, distinguée meilleur professeur de français, quand elle enseignait à "Van Vo" ( actuel lycée Lamine Guèye ). Alors que triomphait l'assimilation, elle prônait l'enracinement dans le terroir et ses valeurs. Mais elle élargissait notre horizon. Elle-même patriote ardente, elle nourrissait notre amour pour l'Afrique et mettait à notre disposition des moyens d'investigations qui permettent l'enrichissement.
Je garde d'elle le souvenir de communions riches qui m'ont rendue meilleure. Ses communications dessinaient l'Afrique nouvelle
Ce que je dois à mon père
En même temps que l'école, mon père fortifiait mes acquis. Financier mais homme de lettres, mon père m'apprit à lire. Ses retours de voyage m'inondaient de livres.
Je lui dois de savoir m'exprimer oralement. Il me faisait raconter en français ce que que j'avais lu et ne se lassait jamais de me "reprendre"
Le Dahomey(actuel Bénin) où il m'amena, et où la deuxième guerre mondiale nous maintint lontemps, reste vivace en moi.
Ce que je dois à ma grand-mère
Une foi religieuse, le sens aigu de la vertu et de l'honneur.
Neuf enfants qui ont grandi - Le temps qui se libère - Les associations féminines où l'on essaie de faire aboutir " quelque chose" Les retrouvailles avec Annette- La tentation d'écrire...
Mes grandes joies: Un beau film - un bon livre - une bonne discussion.
Auteurs préférés: Senghor et Birago, peut- être parce qu'ils ressucitent l'Afrique avec émotion et à l'africaine.
Bibliographie fournie par Marguerite Daba Faye élève en 3ème T4
CEM Martin Luther King ( Dakar )